Le Championnat de France 2009 ? Plus raté, tu meurs. Juste avant-avant-dernières. Simplement 4 noeuds (des rubans bien sûre !) et une pitoyable note d'éxé, une ridicule moyenne de difficulté. Mais à part, le mouvement est "extraordinaire". Si si. Juré carché. Même que ce sont les entraineurs qui l'ont dit. Notre faute. Bah c'est sur que voir le mouvement de plus en plus gâché seconde par seconde... C'est pas le top quoi. On va dire... Peut mieux faire ! Ah ça oui. Et on a fait mieux. Beaucoup même. Mais c'était juste l'entrainement d'avant, à Brignais, dans notre gymnase, en survet et en chaussettes.
Le jour J c'était pas pareil. Il y a vait la grande salle, les juges, les concurrentes, la chaleur étouffante, la ftaigue aussi, les justo-jupettes, les collants qui vont avec, les demi-pointes, les bouteilles d'eau, le T-shirt du club, la camera, et surtout la pression. Trop pour moi. Pour toutes d'ailleurs. Perso, j'étais mal à l'aise. Seulement c'était "maintenant ou jamais". Alors ma vieille tu prends sur toi, tu la fermes, tu souris et tu t'entraine. Moi j'ai trouvé que par rapport aux années précédentes, l'ambiance n'y était pas. Ou pas tout à fait. Pas comme d'hab. Les entraineurs (je crois) avaient à moitié confiance en nous. Bref, c'est pas grave, on fait avec (ou plutot sans en loccurrence !) et on se motive entre nous. Avant de passer on s'essuie les mains et on se redit une dernière fois qu'il faut s'éclater, se défoncer, sourir, etre belle, etre grande, concentrée, et tout ça... jusqu'au bout. La musique commence, le mouvement aussi. Et la catastrophe de même. Trop déçues. Ne pas faire le top du top c'est une chose et la perfection n'existe pas. Mais foirer juqu'à en pleurer le jour J... Nan, ça jpeux pas. A la sortie du praticable donc, des pleurs, une grosse déception et un ptit regard en coin de l'entraineur. Ca ça fait mal. Tant pis.... On pourra que mieux faire demain.
Chose dite, chose faite. et pourtant la pression y était ! Oh oui ! Après une horreur comme la veille, les reproches faits, on ne pouvait pas ne pas être stresées. Et encore c'est même pas du stress, l'adrédalyne n'était pas omniprésente. C'est le poids des regards des autres qui t'opresse. Et puis l'orgueuil aussi. On s'est toutes dit : "Nan rien que pour moi même jpeux pas faire comme hier". Alors on y allées avec le sourir, avec l'idée en têtes qu'on avait rien à perdre. Et en même temps, intimement, on esperait encore que tout n'était pas perdu. La musique se termine, position de fin, gros smile pr les juges, on salut à la façon GRS et on s'en va, l'air de rien, sur les pointes avec les engins dans la main. On se regarde, on est contentes, c'était pas trop mal. C'était pas comme mercredi, ça non, mais c'était correct. On les regarde. Toujours rien. Puis finalement on discute un peu plus tard dans la matinée, elles avouent, c'était bof, vraiment bof. C'est dommage.
Puis vient le palmarès à midi. A notre grande déception nous sommes pas dans les 5premières. Mais pas étonnées pour autant. Fin du palmarès, les championnes pleurent des joie. C'est beau, ça nous rappelle notre belle 2ème place il y aqques années plus tot. Les entraineurs ont récupéré les notes. On va zieuter un peu ça. BAM. Coup de couteau dans le dos, pincement au coeur, envie de crier, et des grosses larmes. 10èmes sur 12. Mais bordel, comment on a fait ça ??? C'est incroyable ! C'est pire que tout : c'est pas une stagnation, c'est une régression. On a fait 9èmes sur 23 l'année dernières et là on est arrivées avant-avant-dernières. DITES MOI QU'ON REVE ! Tout mais pas çaaaa... On a foiré, ok, mais quand même ! ....
Le retour à Lyon se fait difficilement pour chacunes, autant les entraineurs que les gymnastes. On en reparle au prochain entrainement, les filles.
Alors on a parlé. On a encore pleuré. Pour le championnat et pour cette année, et celle qui va arriver. On a pas bien travaillé, on a pas mis du notre tout le temps, on s'est reposées sur nos acquis, on a fait bande à part aussi, on s'est renfermé, on a exclus, on s'est isolées et on a échoué. L'année prochaine, il y aura 1équipe. Pas mal de filles sont partantes. Dont nous 5. Seulement, vous comprenez, à ce stade, il faut casser le noyau, il faut mixer, il faut brasser, il faut nous séparer.
Alors l'année prochaine, pas d'épquie. Pas pour moi en tout cas. Parce que je ne "trahirai" pas mes popines. Mais bordel de merde de putain de sa **** jveux pas rester sur un pareil échec ! C'est trop dur de finir sur une défaite comme celle-ci. Seulement, c'est la vie même si c'est pas cool. Je suis déçue de notre performance, je suis vraiment déçue de moi-même, je suis accablée de voir cette régression, je suis vexée aussi. Cette fois je le dis : mon égo en a pris un coup. Mais d'un côté, comme l'a dit M, peut-être est-on arrivées à nos limites. Peut-être qu'on l'a plus ce potentiel malgré notre jeune âge. Je dirai pas comme est bonnes à rien. Mais on sera plus les meilleures pour autant.
Alors la réalité la voilà : on a pas progressé cette année, on va presque la regrettée cette saison, on a plus confiance en nous, et, concernant l'année prochaine, on hésite entre individuel, duos ou... rien.
Mes éternelles et inoubliables popines <3
C'est dur.